L’équipe de F. Rosselli en couverture de Molecular Cell

Dans un article publié dans Molecular Cell, les équipes de Pierre-Henri Gaillard du Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM, SIRIC ONCOPACA), de Patricia Kannouche et Filippo Rosselli (UMR 8200, SIRIC SOCRATE) décrivent une nouvelle activité de la protèine SLX4.

SLX4 contribue au maintien de la stabilité du génome. C’est une protéine connue pour sa fonction de transporteur de SLX1 et des complexes endonucléasiques MUS81-ERCC1 et XPF-ERCC1, ceux-ci coupant l'ADN lors de l’élimination des lésions et pour résoudre des problèmes de réplication. L’importance de SLX4 dans de tels processus est soulignée chez l’homme par la présence de mutations dans son gène chez certains patients atteints d’anémie de Fanconi, une maladie héréditaire rare associée à une prédisposition aux hémopathies et à certaines tumeurs solides.

La collaboration entre les trois équipes des deux SIRIC a permis d'identifier que SLX4 possède aussi la capacité de catalyser la SUMOylation de certaines protéines (dont elle-même et sa passagère XPF). L'addition post-traductionnelle d'une molécule SUMO permet de modifier l'activité et/ou l'adressage des protéines dans la cellule. SLX4 et ses partenaires modifiés interviennent dans la stabilité des sites fragiles communs des chromosomes qui sont des régions particulières du génome difficiles à répliquer. La découverte de cette nouvelle activité de SLX4 contribue à une meilleure compréhension de son son rôle dans le maintien de l’intégrité du génome en situation physiologique et pathologique.

The SLX4 Complex Is a SUMO E3 Ligase that Impacts on Replication Stress Outcome and Genome Stability.

Guervilly JH, Takedachi A, Naim V, Scaglione S, Chawhan C, Lovera Y, Despras E, Kuraoka I, Kannouche P, Rosselli F, Gaillard PH.

Molecular Cell. 2015, 57(1):123-37.

L'équipe du Dr Rosselli

Le Dr Valeria Naim de l'équipe du Dr Rosselli vient de publier dans la revue Blood une étude montrant l'origine de la thrombocytopénie qui affecte les patients souffrant de la maladie de Fanconi, syndrome de prédisposition à certains types de cancers. En utilisant un modèle de souris, les chercheurs de l'UMR8200 du CNRS, en collaboration avec les Drs W. Vainchenker (INSERM UMR1009, Gustave Roussy) et P. Fouchet (INSERM U967, CEA), ont démontré que la fragilité chromosomique des cellules malades, liée à leur incapacité à gérer les stress réplicatifs endogènes, est à l'origine d'un défaut majeur dans la maturation des cellules responsables de la formation des plaquettes, les mégacaryocytes. Une des images du travail a été choisie comme couverture de l'édition papier de la revue.